André Stas, lauréat du Prix de l'Humour noir 2009

André STAS, membre-fondateur de l’I.I.R.E.F.L. reçoit le Prix de l’Humour Noir 2009

            

Notre collaborateur André Stas, reçoit le prix Xavier Forneret de l'Humour noir, pour son dernier opus Entre les poires et les faux mages, roman énigmatique sur la thématique des Fous littéraires.

Le prix de l’Humour noir a été créé en 1954 par Tristan Maya.

Une réception au restaurant Le Procope à Paris, chaque mardi gras. Le tout Paris a tenu à honorer notre ami.

André s’inscrit à la suite de prestigieux lauréats : Siné, René de Obaldia, Raymond Queneau, Jacques Sternberg, Boileau-Narcejac et André Blavier.

Excusez du peu.

Entre les poires et les faux mages
est publié aux éditions des Cendres.

Lire le compte-rendu de Théophile de Giraud dans le numéro 02 des Cahiers.



Biographie

André Stas est un écrivain et plasticien (autodidacte) né à Rocourt le 19 novembre 1949, il est licencié en philologie romane de l’Université de Liège. En 1974-1975, il a été un professeur subversif au collège jésuite Saint-Servais de Liège. Avant tout humoriste et pataphysicien, André Stas est un plasticien dont le collage est l’arme favorite. Après trois recueils de ses plus récentes malices (Grenailles errantes, L’embrouillamaxi et Les radis artificiels), voici Le grand Karmaval, 24 Heures dûment, Les Cent nouvelles pas neuves et Sur les autres mondes (aux Éditions Galopin). Il est également le conseil culturel de l'insolent journal Le Galopin. André Stas est, en vrac, Régent au Collège de Pataphysique et fils spirituel du satrape André Blavier (avec qui il signa le Manifeste pour la culture wallonne), Grand Fécial Consort de l’Ordre de la Grande Gidouille, Grand Dipsomane de l’Empire Impérial, Académicien Zygomatique, Consul honoraire du Sultanat de Bouillon, et aligne bien d’autres titres glorieux qui ne sont qu’indication de sa qualité première : l’amitié. Et il est l’ami des plus grands humoristes et artistes de son temps, vivants ou décédés.

André Stas, on le nomme le "Professeur Stas", ce qui n'est pas volé. Cet homme est d'une culture aussi confondante qu'envélopédique. Il sait tout sur tout, à condition que ça soit du domaine du poil à gratter les crétins, les coincés et les bourgeois. Il est une des consciences du surréalisme belge et a été le sbire préféré de Blavier, un autre André, tiens celui-là (André et vous verrez). Il fait partie du Collège de 'Pataphysique [...] Il sait tout faire, lire, écrire, peindre et dessiner. Ses collages sont à mettre dans toutes les têtes si ce n'est entre toutes les mains. Il est même verbicruciste, un comble pour quelqu'un qui est tout sauf carré. Il touche à tout sauf à ce qui pourrait être, esthétiquement, éthiquement, idéologiquement honteux. Et, sirop sur le boulet, c'est un amateur pratiquant du jeu de mots lamentable, car seuls les jeux de mots lamentables sont admis pour ceux qui pensent, comme Victor Hugo, que ce sont des pets de l'esprit. (JB Pouy, avant-propos)

Pataphysicien patenté, membre de l’Académie zygomatique de Paris, Grand Dipsomane de l’Empire Impérial, entre autres, André STAS est aussi collagiste de haut vol. Fruit d’une imagination fertile et d’une jouissance provocatrice, son travail artistique frappe, étonne et séduit. Tantôt, il illustre Lewis Carroll, détourne des timbres-poste, saccage l’Art du passé, joue et perturbe le vocabulaire et l’univers des livres ou encore explore le monde photographique. Ses mains habiles ne dédaignent rien et c’est avec humour et l’esprit libre, qu’il triture gravures, magazines féminins ou pornographiques, bandes dessinées … au final, un extraordinaire univers tour à tour grotesque et enchanteur.