LECOCQ, Charles

Publié le par I.I.R.E.F.L.

 

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LECOCQ, Charles

ZADIG À BABYLONE. HISTOIRE ORIENTALE. SUITE À L'HISTOIRE DE ZADIG TRADUITE PAR M. DE VOLTAIRE.
 
Paris, à compte d'auteur. Sans date, circa 1920. 30 pages. Couverture brochée. Edition Originale. Autographe manuscrit de l'auteur

 

 

Présentation par l’auteur de ce texte :

Un mot au lecteur qui lui explique comment fut miraculeusement retrouvée la suite de l'histoire de Zadig.

Lorsque M. de Voltaire eut achevé la traduction du manuscrit de Sâdi, il s'aperçut, non sans quelque désappointement, que celui-ci, de même que la plupart des actions humaines, avait un commencement et n'avait pas de fin. C'est devenu chose banale de découvrir des textes incomplets, et nos savants sont parvenus à un tel degré d'habileté que deux cents vers d'une comédie leur suffisent pour deviner le reste. Toutefois, leur souplesse en la matière leur eût servi de peu devant le manuscrit de Zadig qui, quoi qu'en dise M. de Voltaire, paraît au vulgaire former un tout complet. Mais le hasard est un parfait . magicien... .

Pendant la campagne de Mésopotamie, un jeune soldat anglais qui aimait la philosophie, fréquentait à Bagdad un saint homme de derviche. Il tenait en estime le vieillard pour ses propos pleins de douceur; mais il pensait que le grand âge lui avait un peu fêlé la cervelle. Le derviche en effet avait toujours la bouche pleine d'un certain Zadig dont, disait-il, il connaissait la merveilleuse histoire. Notre soldat, en bon Anglais et en bon protestant, n'avait jamais lu Voltaire; il souriait, à entendre le vieillard. si bien qu' un jour celui-ci, piqué, lui prête un vieux manuscrit qu'il tenait en réserve. L'Anglais l'emporte an camp, essaie de le lire, n'y comprend goutte, et, le lendemain, retourne chez, son vieil ami pour le lui rendre. Mais quelle surprise ! le bonhomme avait passé de vie à trépas la nuit on ne sait comme; et l'Anglais de s'en repartir derechef, rouleau sous le bras, en méditant de la Mort et de ses insondables mystères.

 De retour dans son île, il montre le curieux document à un savant orientaliste, lequel, ayant de la lecture, n'ignorait point Voltaire ni Zadig. Le voilà à l'ouvre : il traduit, traduit, traduit, laisse croître sa barbe dans la fièvre, chose effroyable pour un Anglais, et, au bout d'un mois, livre à son pays la suite de l'histoire de Zadig dont nous vous présentons l'adaptation française.

 

NON CITE PAR BLAVIER ET INCONNU DES CATALOGUES MALOMBRA ET OBERLE

 

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